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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 16:00

Bonjour à tous !

pfff........ Toujours pas de visa russe ...

 

Mais il y a quand même une bonne nouvelle aujourd'hui. Lush France qui m'a offert quelques produits cosmétiques dont des shampoings et après-shampoings solides (qui sentent trop bon!) pour cette aventure parle de moi sur sa page Facebook.

Voici le lien! Lush France

 

A bientôt!

Virginie 

 

 

Par parisvladiv
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 06:48

Bonjour,

je suis à Almaty avec une connection internet qui marche très bien! en attendant de faire la suite de nos visas, ce qui n'est pas une mince affaire, j'en profite pour mettre à jour le blog. Et donc voici de nouvelles photos sur l'Ouzbekistan.

Venez admirer les splendeurs architecturales de Boukhara et Samarcande et découvrir la très soviétique Tachkent dans les 2 derniers albums photos 15-De Boukhara à Samarcande et 16-De Samarcande à Tachkent!

 

ouzbekistan-samarcande-la madrasa chir dor et ses -copie-1ouzbekistan-tachkent-la banque nationale ouzbek (1)

Si vous observez bien ces photos, les motifs de la madrasa Chir Dor de Samarcande sont repris sur le bâtiment de la banque nationale d'Ouzbekistan de Tachkent. Le bâtiment a un style un peu différent par contre! ces motifs sont aussi présents sur certains billets de banque. 

 

Allez, en prime je vous mets ma chanson ouzbek préférée en lien sur youtube pour accompagner le voyage... 

 Il s'appelle Ozodbek Nazarbekov et la chanson est Kimlar :

 http://www.youtube.com/watch?v=gc-puZ_4L4U

 

A bientôt!

Virginie

Par parisvladiv
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 19:29

 

Depuis Aktau nous n'avons pu nous connecter à internet, c'est donc la première chose que nous faisons en arrivant à Boukhara. Retour au monde moderne! On ne sait pas encore où on va dormir aujourd'hui car le téléphone de notre couchsurfeuse ne fonctionne pas. Heureusement, j'ai un plan B, trouver un petit hôtel nommé Munbinjon qui est tenu par un tadjik, ancien champion olympique de ping-pong. C'est aussi il parait le plus vieil hôtel de la ville. Il est un peu délabré mais on peut encore admirer les beaux plafonds, les frises et les poutrelles ciselées. La douche est remise à plus tard car celle de la guest-house ne marche plus mais on est plus à un jour près!

 

Dès le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil sur des kurpatchas (les matelas traditionnels ouzbek) nous partons à la découverte du vieux Boukhara. J'ai l'impression de marcher dans un décor de cinéma. Les mosquées et les madrasas ont été rénovées, parfois même un peu trop, et exhibent toutes des mosaïques les plus belles les unes que les autres. J'aime le bleu turquoise de la majolique des coupoles qui s'élèvent au dessus des pierres ocres. Mais la place Liab-i-Khaouz a ma préférence. Elle est entourée de monuments splendides et au milieu un bassin entouré de mûriers pluricentenaires rafraîchit l'atmosphère. Les arbres sont noueux et leurs feuillages touffus cachent des baies juteuses et sucrées. Comme une enfant je me contorsionne pour cueillir les fruits mûrs qui explosent souvent dans mes mains avant d'être mangés. Sous les arbres, des bancs voient défiler les touristes sexagénaires, des jeunes l'oreille vissée à leur portable, des enfants suçant une glace, des vieillards prenant un peu de repos. Mon voisin est de ceux là, c'est un ouzbek édenté de 80 ans qui a fait la guerre avec les russes en Allemagne et qui m'annonce fièrement “Hitler, Kaput!”. Puis, reposé par l'ombre des mûriers, il reprend sa marche claudiquante.

 

Entre temps nous avons réussi à joindre Rahima, notre hôtesse Boukhariote, qui nous accueille dans la maison familiale, à l'écart de l'agitation du centre-ville. La maison s'articule autour d'un jardin potager et de quelques arbres fruitiers. Le soir venu nous partons faire le pain avec ses parents dans la maison que son père construit pour ses enfants. Le four est en plein air et les galettes de pâte sont enfournées par une ouverture sur le dessus du four pour être collées sur la paroi. Il fait déjà très chaud autour du four mais la maman de Rahima passe régulièrement le bras à l'intérieur pour vérifier la cuisson des pains et les retourner. Elle n'est protégée que par un gros gant et des flammèches apparaissent au bout de temps à autre. Elle s'arrête parfois pour permettre à ses membres de reprendre une température normale. Le pain chaud est délicieux mais quel supplice pour le cuire! Je touche ses mains toutes rêches et ridées et en rentrant à la maison je lui donne mon tube de crème Polaar pour les mains. Elle en a bien plus besoin que moi! Elle est toute contente et en a même les larmes aux yeux. Ce n'est pas si souvent qu'on doit se préoccuper de sa peau et lui faire des cadeaux de ce genre. Rahima est rentrée avec les enfants du parc à 10h du soir pour profiter de la fraicheur nocturne. Nous dinons tous ensemble autour de mes photos de voyage. Les enfants ont voulu se joindre à nous et tombent de sommeil les uns après les autres. La maman de Rahima en oublie presque de manger mais elle aussi commence à avoir les paupières lourdes. Le lendemain matin c'est à son tour de nous montrer les photos de son pèlerinage à la Mecque dont elle vient tout juste de rentrer.

 

Nous partons en fin de matinée de Boukhara, la route est facile et le paysage est plus vert mais je sens mon manque de sommeil de la nuit passée. Nous sommes hébergés ce soir là dans une maison à qui nous avons demandé de l'eau. Ils nous ont proposé de dormir à la belle étoile sur l'estrade traditionnelle. Cette estrade sert à tout, à s'allonger pour la sieste, boire le thé ou prendre les repas. Après le thé , je commence à somnoler avant de m'endormir profondément jusqu'à l'heure du diner. Nos hôtes viennent nous rejoindre avec pleins de bons petits plats faits maison dont les fruits au sirop maison dont je raffole: des prunes, des abricots mais aussi des figues gorgées de soleil et de sucre. La femme ne sait pas parler russe et sa timidité a vite disparu. Elle est maintenant très volubile et je ne comprends pas grand-chose à ce qu'elle me raconte. A chaque fois que je lui sors “Nipanymayou” (je ne comprends pas ), elle rigole et découvre ses dents en or. Son mari a saisi une occasion de boire et on ingurgite avec lui plusieurs bols de vodka, cul-sec s'il vous plait! Qui sont suivis aussitôt par des bols de vin, cul-sec aussi ! Eh oui, c'est un peu déroutant au début mais ici ils boivent d'un trait tous les alcools et toujours dans des pialas. Pour la vodka ça passe encore mais pour le vin et la bière c'est un peu dommage, on n'a pas le temps de déguster.

 

La nuit fut bonne, l'alcool y est sûrement pour quelque chose. Mais le lendemain matin, 500m après la maison je recroise le mari et me fais avoir en beauté : il me tend un piala que je crois rempli d'eau au premier abord mais je comprends vite mon erreur... un bol de vodka à 9h du mat' c 'est bien la première fois que ça m'arrive, je ferais attention la prochaine fois! Je décline le deuxième prestement, faut pas exagérer quand même!

 

Notre randonnée se poursuit dans un paysage verdoyant. Des enfants grimpent dans les mûriers pour y déguster les baies et les villages sont de plus en plus nombreux. Mais qui dit verdure dit insectes. A présent de nombreux cadavres de frelons mutants jonchent la route. Je ne sais pas ce qui les fait tomber ainsi comme des mouches, est-ce les voitures qui arrivent à vive allure? Toujours est-il que, pour les cyclistes ça marche aussi. Alors que j'étais en train de rouler tranquillement, l'une de ces grosses bestioles est venue s'empaler sur mon cou. C'est sûr il a dû être sonné après un tel choc: moi à 25 km/heure et lui voletant en sens inverse. Il a sûrement rejoint ses camarades sur le bitume brûlant. En tout cas la collision n'a fait heureusement qu'une victime, et ce n'était pas moi! Ça brûle énormément les piqûres de ces insectes et ça gonfle aussi avant de démanger pendant plusieurs jours. J'ai retrouvé sur Wikipédia la photo de mon agresseur, un frelon oriental ou vespa orientalis. Et sur Wikipédia toujours, il précise que “Selon une idée reçue, le frelon serait, parmi les hyménoptères, celui dont la piqûre est la plus dangereuse. Cette affirmation est le plus souvent fausse : une piqûre de frelon n'est généralement pas plus dangereuse qu'une piqûre de guêpe ou d'abeille. De plus, le frelon est assez pacifique et n'attaquerait qu'en dernier recours. Néanmoins la piqure est particulièrement douloureuse à cause d'un taux plus important d'acétylcholine. Bref après un bon traitement à la cortisone, ça va beaucoup mieux, je m'en sors juste avec une tête un peu bouffie pendant quelques jours. Allez savoir pourquoi, la cortisone fait désenfler les zones affectées pour faire gonfler le reste de votre corps. C'est à n'y rien comprendre...

 

Le lendemain matin, Vincent se lève malade et ça ne s'arrange pas au cours de la journée, il a attrapé une sorte d'angine et a de la fièvre. Nous nous arrêtons donc 40 km avant Samarcande et au bon moment car un violent orage éclate alors qu'on finit de monter la tente.

 

J'avais encore en tête la description d'Ella Maillart entrant avec ses chameaux dans Samarcande, le joyau du terrible empereur Tamerlan devenue une escale légendaire de la route de la soie au milieu du désert . Pour moi ce fut un peu différent, je suis rentrée avec mon fidèle destrier d'acier dans un concert de klaxons. Et le désert a complètement disparu face au aux arbres, au gazon et au bitume.

 

Nous arrivons donc pour le déjeuner à Samarcande. notre couchsurfeur a été papa dans la nuit et vient de commencer un nouveau job donc c'est un peu la panique de son côté. Nous allons dormir chez sa cousine, Farangiz qui nous emmène visiter la ville. Ça tombe bien elle fait des étude de guide interprète et a plein d'histoires à nous raconter. Samarcande est complètement différente de Boukhara, bien plus grande et surtout la vieille ville n'existe plus. Seuls subsistent les monuments historiques perdus au beau milieu de la ville moderne: mosquées, mausolées et médersas me semblent encore plus imposantes qu'à Boukhara. Le plafond couvert de feuille d'or du dôme de la mosquée Tilla Kari, les lions-tigres ornant le portail de la madrasa Chir-Dor, l'imposant mausolée Gour Emir mais surtout Shah-I-Zinda, la nécropole du “roi vivant”. Une ruelle monte sur la colline de l'Afrosyab qui domine la ville découvrant un enchevêtrement de mausolées aux mosaïques bleutées. À l'intérieur de l'un d'eux un religieux psalmodie une prière, les visiteurs assis contre les murs. Silence de l'assistance. A la fin de l'oraison, certains se dirigent devant la tombe pour faire des offrandes. Il n'est pas rare de voir ainsi sur les tombes des billets laissés par les dévots. Ce dédale est étourdissant, les mausolées étant bâtis au cours de plusieurs siècles ils présentent tous des motifs différents qui se répètent à l'infini sur les façades.

 

Nous sommes pris par l'orage un première fois en descendant de l'observatoire d'Oulough-Begh, le petit-fils de Tamerlan qui lui succéda. Poète et mathématicien, il fut l'un des plus grands astronomes de son temps. Grâce à son sextant géant, il réussit entre autre à répertorier plus de mille étoiles! La pluie nous attrape une nouvelle fois à Shah-I-Zinda puis sur le chemin du retour à la maison, nous décidons donc de rester une nuit de plus à Samarcande car le ciel est vraiment trop menaçant. C'est l'occasion ce soir-là de faire à notre hôte de la cuisine française et d'apprécier la différence de nos ustensiles de cuisine! Pas facile de réaliser une omelette au pomme de terre rissolées sans poêle adéquate et sans pelle et encore plus difficile de faire des crêpes... Mais finalement c'était bon quand même!

 

Par parisvladiv
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 18:05

De l'eau tiède coule dans mon dos et on me savonne vigoureusement. Gulnara et sa maman s'emploient à me rendre présentable avant le diner. Je suis dans la “salle de bain”, un abri dans le jardin. Elles ont tenu à s'occuper personnellement de ma toilette et j'ai l'impression d'être une poupée entre leur mains. J'aime bien qu'on s'occupe ainsi de moi, c'est agréable de se laisser faire! Elles s'amusent beaucoup à m'asperger d'eau et n'hésitent pas à me savonner deux fois. Gulnara veut absolument que je me ponce les pieds mais c'est impossible, je pars dans un fou rire dès que je commence à me frotter la voûte plantaire. Je ne serais donc que “presque” parfaite.

 

ouzbekistan-à nukus en costume traditionnel

 

Gulnara me prête un ensemble traditionnel et sa maman me coiffe les cheveux en arrière avant de m'enrouler un foulard doré autour de la tête. Je me sens tout d'un coup tellement plus féminine sans mes oripeaux crasseux de cyclistes du désert!

On a pourtant tourné longtemps dans Nukus avant d'arriver dans cette famille. Je crois bien avoir parcouru toutes les rues du centre-ville à la recherche d'un endroit pour dormir. Impossible de planter la tente et les quelques hôtels croisés sont hors de prix. On nous avait indiqué l'hôtel Tachkent, un grand hôtel de style soviétique mais il est aujourd'hui à l'abandon. Finalement c'est croyant voir le mot “chambre” sur une pancarte que nous rencontrons Ticcai et ses collègues. L'un deux parle anglais et nous invite à suivre Ticcai chez qui nous passerons la nuit. Comme quoi sur un malentendu...


ouzbekistan-a nukus avec gulnara et sa famille (2)

 

Avant de repartir vers les espaces arides nous refaisons le plein de provisions au grand bazar de Tachkent. Un petit bain de foule avant de retourner dans la solitude. Après les énièmes embrassades et photos nous reprenons la route et, sitôt les portes de Nukus derrière nous, le vert disparait et le sable nous rattrape.

Nous passerons la nuit dans un vieux bâtiment au bord de la route, une maison en cours de construction apparemment jamais achevée. Pour seuls compagnons nocturnes quelques oiseaux et chauve-souris. Des graffitis nous indiquent que nous ne sommes pas les seuls voyageurs à avoir élu domicile dans ce lieu pour la nuit mais nous partons sans laisser de trace.

Nous atteignons Tortkol le lendemain, dernière ville du Karakalpakstan avant la traversée du mythique Kyzyl Kum. Un monsieur, épris de littérature française, nous propose de nous héberger. Sa fille, Bibissora est professeur de français et nous sert de traductrice avec le reste de la famille. C'est ainsi que nous en apprenons un peu plus sur les coutumes ouzbek: par exemple, les garçons restent vivre avec leur parents une fois mariés tandis que les filles partent vivre chez leur belle-famille. Alors ce soir Bibissora a un bon motif pour rester chez ses parents, elle doit s'occuper de nous! On nous montre également le fonctionnement du berceau, qui a des airs d'instrument de torture pour enfants. Jusqu'à environ l'âge de 2 ans, les enfants sont attachés au niveau du torse et des jambes sur le dos dans un berceau très étroit. Une petite canule évacue l'urine vers une poche et un drap opaque recouvre le berceau pendant que l'enfant dort. Le balancement du berceau est plutôt vigoureux ici mais apparemment ça marche aussi. A notre grand étonnement les mères continuent d'allaiter leurs enfants la nuit le plus tard possible alors que chez nous on se réjouit quand ils font leurs nuits rapidement. A côté de ça les enfants jouissent d'une grande liberté de mouvement et on les laisse manger et boire tout seul et n'importe quand sans s'offusquer des assiettes et des verres renversés. On ramasse sans les gronder et la discussion continue entre adultes et c'est tout!

Il a plu une bonne partie de la nuit et le lendemain matin tout est détrempé. Les averses cessent enfin en début d'après-midi et nous reprenons la route. Les parents de Bibissora sont un peu inquiets de nous laisser partir car 40 km après Tortkol le vrai désert commence. Mais nous sommes décidés et commençons à progresser sur la piste défoncée dès la sortie de la ville. Ironie du sort nous sommes contraints de nous arrêter aux portes du désert à cause de la pluie le soir même!

Le lendemain il continue de pleuvoir mais on en profite pour faire notre lessive et la faire sécher entre deux orages. Après ces 3 jours de pluie, la piste est vraiment boueuse quand nous commençons à pédaler. Mais le vent fait son œuvre et elle sèche rapidement. Pour une fois qu'il nous est utile celui-là! Comble de malchance, la chaîne de Vincent casse au bout de 5 km. La journée commence bien! Un camion nous double mais son pneu éclate 500m plus loin. Tout au long de la route, nous croiserons ainsi de nombreux véhicules arrêtés: pneus éclatés, capots ouverts, radiateurs en surchauffe. Cette piste fait décidément souffrir les machines et les hommes. Les travaux n'en finissent pas et à chaque fois on nous annonce 10km de plus de mauvaise route. J'ai l'impression que le bitume de réapparaitra jamais. La route est un gigantesque chantier où tout l'asphalte a été détruit et où les véhicules se faufilent en tentant d'éviter les trous. Les vélos souffrent mais tiennent bon. A la fin de la journée, la récompense, un sublime bivouac sur le sable près de l'Amou Daria et le lendemain matin aux premiers rayons du soleil, une douche dans ses eaux claires.


ouzbekistan-route en construction presque terminée!

 

Après quelques kilomètres de bitume, un nouveau panneau nous indique des travaux sur la route mais cette fois-ci opérés par les Allemands qui ont pris soin de laisser une bande d'asphalte et ça change tout. A l'heure du déjeuner nous sommes même invités dans leur cantine mobile pour manger du plov et boire le thé. Une aubaine dans ce désert qui finalement n'est pas si désert que ça avec tout ces travaux! Ce petit restaurant avait plutôt l'air sympathique avec son patron affable, ses serveuses souriantes et surtout sa bière et son tuyau d'eau fraiche devant la terrasse. L'arrière du restaurant est un véritable dépotoir et pas moyen de planter la tente à l'abri du vent ailleurs. Gentiment il nous propose de dormir dans le hangar attenant à la cuisine. En fait ce hangar sert de réserve de nourriture, de salle à manger et de dortoir pour le personnel qui dort sur place et forcément il a oublié de nous préciser que le restaurant était ouvert jusqu'à 2h du matin. Comme il est le seul à 50 km à la ronde, les camions et les cars s'arrêtent tous pour dîner et se ravitailler en eau. Et quand la viande vient à manquer sur le grill, on vient découper un grand morceau de barbaque à la hache dans notre chambre et éplucher quelques oignons... entre deux arrivages de clients, les serveurs viennent discuter et boire le thé en écoutant la musique grésillante de leur portable à fond… 

 C'est pas l'idéal pour dormir. Enfin vers 2h30, tout se calme et chacun va se coucher. Mais 5h plus tard, on vient les réveiller pour reprendre du service... un brossage de dents, un débarbouillage rapide au robinet, la serviette sur l'épaule et 10 minutes plus tard la journée de travail commence. L'esclavage moderne. Mon ancien employeur aurait du y penser, les lits au bureau c'est LA solution pour faire travailler encore davantage son personnel. Nous fuyons au plus vite pour retrouver notre solitude et jurons de trouver le soir venu un lieu calme pour récupérer de cette nuit agitée.

Aujourd'hui nous sommes vraiment seuls, pas de travaux en vue, quelques dunes et le sable qui vient lécher la route. Mais le sable n'est pas rouge. Pourquoi appelle t'on le Kyzyl Kum le désert rouge?


ouzbekistan-dans le desert pres de l amou daria

ouzbekistan-dans le desert-le seul coin d ombre

 

Les derniers kilomètres se savourent, les arbres et les champs sont réapparus, le soleil parait dès lors moins ardent et nos lèvres moins sèches. Mais surtout je sens une odeur de fleurs qui vient me chatouiller le nez. Des abeilles virevoltent près de la fontaine. Le désert est derrière nous.

ouzbekistan-dans le ciel du desert

Par parisvladiv
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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 13:28

ouzbekistan-dans le desert du kyzyl kum (2)

 

Samarcande, Boukhara... L'Ouzbekistan, un pays fascinant pour ses villes chargées d'histoire mais aussi la gentillesse de sa population.

Plus de détails très très rapidement.

En attendant, quelques photos.

 

ouzbekistan-dans le desert - l amou daria (4)

 

ouzbekistan-pres de l'amou daria

 

  ouzbekistan-boukara-ensemble poy kalon (1)

 

 

 

 

ouzbekistan-a nukus avec gulnara et sa famille (2)

 

ouzbekistan-dans le desert-bivouac pres de l amou daria

Par parisvladiv
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