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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 06:44

Atterrissage en douceur sur une piste de terre battue. Nous sommes au milieu du désert, entourés de montagnes. Nous avons changé de monde. Même si Olgii est l'équivalent d'une préfecture, elle me semble bien petite. Des maisons de plein-pied, pas de building. Contre toute attente, nous avons trouvé des distributeurs automatiques, les technologies avancent lentement mais sûrement dans ces contrées reculées.

 

Mongolie-(001)-vue d'en haut

 

Notre hôte est américain et professeur d'anglais. En tant que Peacecorp, il vit ici simplement avec l'équivalent de 200 dollars par mois. Pas de quoi faire la fête tous les jours et traverser le pays en 4X4! Il vit chichement dans une pièce unique sans eau courante et dont les fenêtres sont disjointes. Les latrines sont dans la cour et la douche se fait au bain public une fois par semaine dans le meilleur des cas. Mais comme me dira une mongole un peu plus tard, un nomade qui se lave une fois par semaine, c'est déjà une poisson... Sa seule source de chaleur pour affronter les moins 40°C de l'hiver est le poêle en bois situé dans un coin de la pièce. La vie en hiver est difficile, une douche par mois en moyenne car c'est une effort incroyable de se déshabiller pour se laver. Le matin il fait moins 5 dans la pièce, l'eau du seau est gelée et la vie s'articule autour du poêle qui brûle du charbon. De ce fait la ville est recouverte d'un nuage noirâtre en permanence dès que le froid s'installe.

Nous avons fais des photocopies de la carte détaillée d'un chauffeur pour suivre les pistes secondaires, des courses au bazar et finalement nous n'avons pas eu le temps d'aller aux bains publics (nous sommes passés à la mode mongole ;-)). Un couchsurfeur est arrivé tardivement ce soir alors que l'on préparait le dîner en sirotant une bière, une purée de pomme de terre parfumées à l'ail et aux oignons avec plein de beurre et de lait. On dormira donc à quatre dans le studio de Brian. Entre les sacs et les matelas de sol, il n'y a plus un m2 de libre!

 

Mongolie-(006)-bayan olgii

Premier jour de piste dans un paysage grandiose et très désertique. Les montagnes sont violettes, rouges. Pas un arbre. Les seules traces vertes sont le long de la rivière que nous suivons une partie de la journée. De la belle herbe verte et des arbres à l'ombre bienfaisantes mais envahis de moustiques et de mouches. C'est intenable la concentration de ces insectes! Même chose le soir quand nous arrivons dans un endroit tranquille un peu en surplomb de la rivière que nous venons de retrouver. Un nuage de moustiques et de mouches s'abat sur nous mais c'est le seul endroit où nous pouvons avoir facilement accès à l'eau et planter notre tente car le sol est meuble et nous sommes à l'abri du vent. Malgré les vêtements longs et les gants, les moustiques arrivent à  piquer à travers les vêtements. Je mets mon coupe-vent et mon pantalon de pluie, mes buffs et mes lunettes me recouvrent presque entièrement la tête. Malgré ça, j'ai le visage boursoufflé de piqûres en quelques minutes. Heureusement le vent se lève et la fumée du feu les éloignent un peu.

 

Mongolie-(009)-depart de bayan olgii

 

La piste est devenue difficile aujourd'hui. Beaucoup de sable. Ça freine en montée et parfois même on descend du vélo pour pousser. En descente, ce n'est pas mieux. Ça chasse de tout côté. Le vélo devient incontrôlable et c'est le gadin assuré. La dernière descente de la journée dans un sol un peu mou a été cependant un vrai plaisir. Devant nous le jardin d'Éden: un lac entouré d'herbe et de montagnes multicolores. Chaque col nous fait découvrir un nouveau panorama et nous ne sommes jamais déçu. Tout est grand,  si grand! Nous croisons quelques Kamaz, de vieux camions russes, des minibus un peu brinquebalants. Quelques villages, des yourtes les plus souvent, petites tâches blanches près d'un lac ou dans la montagne. Un magasin se résume à quelques gâteaux secs, des bouteilles de soda, une boîte de cornichons ou de légumes au vinaigre installés  sous une yourte. Un gamin dort dans le lit pendant que nous effectuons nos achats.

Ce matin j'ai pris ma douche à la rivière avant les premiers rayons du soleil. Heureusement car alors que je finissais les moustiques ont fondu sur moi et en l'espace de cinq minutes j'ai bien dû avoir une vingtaine de piqûres. Ce soir, idem, les moustiques ont rappliqué mais plus tard qu'hier et nous avons pu dîner tranquille. Ces bêtes perfides ne nous laissent aucun répit. Ils en profitent à la moindre occasion. Descente sur le lac d'Achirt, les deux mains cramponnées au guidon dans la piste sablonneuse. Un moustique vient me sucer le sang juste derrière l'oreille. Je le sens aspirer le fluide mais impossible de l'en empêcher. J'ai besoin de mes deux mains. « Gave toi mon petit, ton tour viendra, sois en assuré. Tu ne perds rien pour attendre! »

 

Mongolie-(019)-lac achirt

 
Le village est désert. Une yourte avec un vieil homme voûté, une autre maison avec un monsieur plus jeune mais guère plus fringuant et de petites maisons en bois et terre, un peu délabrées pour la plupart et toutes cadenassées. L'eau du puits est très fraîche et nous avons acheté une bouteille de lait frais plongé dans ce frigo improvisé. Un vrai régal! Les produits laitiers ce n'est pas tous les jours qu'on peut en trouver. Le vieux monsieur vient nous voir de temps en temps. Il fume en silence sa cigarette roulée dans du papier journal, accroupi près de la tente et ne dit rien. Il doit avoir besoin de compagnie. Il porte un  bonnet qui fut blanc, un dell en lambeaux et de grosses bottes fourrées qui ont elles aussi bien vécues.

 

Mongolie-(027)-lac achirt-lumière du soir

Le vent a soufflé un bonne partie de la nuit mais la pluie n'est arrivée que peu après 6h du matin. Alternance d'averses et de bruines. Des flaques se sont formées, ce qui ne présage rien de bon pour la piste. Le monsieur de l'unique maison m'a ouvert la salle des fêtes pour nous abriter. Un minibus touristique est arrivé et nous a invité pour le déjeuner. Ils ont été contraints de modifier leur itinéraire à cause d'une rivière sortie de son lit. J'ai ainsi appris que le monsieur est un gardien de « bag » la plus petite sous-division administrative en Mongolie. Les nomades viennent ici  faire la fête ou relever leur courrier. Mais de nos jours, grâce aux nouveaux moyens de locomotion, ils n'ont plus besoin d'y séjourner et peuvent retourner directement dans leur campement de yourtes. Voilà pourquoi il y a ici un puits, un terrain de basket et une salle des fêtes!  Seul ce vieux monsieur a laissé sa yourte au milieu de la place déserte, trop vieux pour garder un troupeau. Il passe son temps chez le gardien, sous sa yourte ou à errer dans les environs, enchaînant les cigarettes roulées dans du papier journal. Ces deux homme sont la même respiration d'asthmatique et se tiennent compagnie. On est sûrement ici plus fort à deux pour affronter les moins 40°C.

Mongolie-(028)-lac achirt-le vieux et le gardien


Nous échangeons quelques mots à présent avec le gardien. Il a découvert le phrasebook anglo-mongol que Brian m'a donné à Olgii et commencé à le lire. Depuis, il revient nous voir régulièrement, nous apprend quelques mots de mongol, rectifie notre prononciation, nous parle du temps. Il m'a découragé de partir aujourd'hui et il a eu raison car la pluie ne nous a pas quittés, venant du lac d'abord et des montagnes ensuite. A croire que ce vallon paisible est le point de ralliement des tous les nuages des alentours. Cette après-midi il a regardé le ciel et assuré qu'il n'y aurait pas de pluie cette nuit ni demain.. pourvu qu'il ait raison.

 

Mongolie-(029)-lac achirt-le bak

 

Fin de journée. Le temps a l'air de se stabiliser. Un rayon de soleil passe à travers la porte. J'entends les deux compères chantonner ou échanger des phrases incompréhensibles. Le vieux est venu s'assoir près du poêle éteint. Il marmonne en regardant le tuyau du poêle et sort sa boîte de tabac, roule une cigarette puis sort et vient s'accroupir, adossé au mur baigné de soleil. Il se tait. Les oiseaux chantent. J'entends ronfler le moteur d'une vieille jeep russe au loin. Ah non, en fait il y en a deux, l'une tracte l'autre. Des gerbes d'eau. Elles klaxonnent. Signe de la main. le bruit s'éloigne et la vallée retrouve son calme. Je me gratte les joues rongées par les moustiques. La montagne s'éclaire, le ciel bleu gagne du terrain. Au loin une traînée de pluie. Allez, demain il fera beau!

 

Mongolie-(025)-lac achirt-lumière du soir

 


Les cols se succèdent. Les pistes mongoles correspondent à nos chemins de randonnée français. Du sable, des cailloux, des graviers. J'effectue une partie des montées à pied car une fois que j'ai mis pied à terre, la pente est trop raide pour que je puisse remonter sur mon vélo. Pas la force avec les bagages. Il faut négocier les cailloux et les trous. Mais à faible allure en montée chacun est un obstacle. Passera, passera pas? La descente se fait souvent en hors-piste. Ça secoue mais c'est souvent meilleur que le chemin. Hier nous avons bivouaqué en pleine montagne, dans la pente je me suis trouvée une petite cuvette parfaite pour mettre la tente. Nous avions pédalé jusqu'à 19h, pas moyen de s'arrêter avant. L'endroit était parfait. Juste à côté d'un torrent et face à une chaîne de montagnes. Le regard portait loin. Des edelweiss un peu partout. En contre-bas des yourtes.

Mongolie-(038)-bivouac sous le col

 

Les débuts furent un peu difficiles le lendemain. Dur de commencer par une descente en hors piste car ce n'est pas mon fort la descente. Deux chutes. Arrivés près du lac Ureg, nous ne voyons toujours pas le village indiqué sur notre carte. On a plus grand-chose à manger alors on hésite sur la piste à suivre: la piste principale est beaucoup plus montagneuse alors que la piste secondaire est plus aléatoire... Finalement on opte pour la piste principale mais le nombre de véhicules est quand même restreint. Trois véhicules en une après-midi tout sens confondus! Deux motards nous ont donné deux litres d'eau car notre carte n'indiquait ni torrent ni yourte. Par contre un camion m'a demandé de l'eau, pourtant c'était pas la place qui lui manquait pour en stocker! A la fin de la journée, au terme d'une longue montée, une vallée peuplée de yourtes se découvrent de l'autre côté du col. On nous as donné du lait, du pain et du fromage et la grand-mère nous a joué un air sur une sorte de violon à deux cordes pendant que les filles exécutaient une danse lancinante.

 

Mongolie-(041)-dans la descente

Le montage des tentes et nos vélos furent l'attraction de la fin du journée du campement. Nous allons dormir au milieu des chèvres et des moutons qui ont été rapatriés près des yourtes pour la nuit. Pour l'instant pas de problème avec les chiens, assez placides. Pas un arbre, les bouses alimentent le poêle. La grand-mère se promène régulièrement près du camp avec un grand sac sur le dos à la recherche du combustible. Pour les toilettes, c'est pas très pratique non plus... les filles m'ont indiquée une direction. En bref, tu t'éloignes un peu du campement et tu t'accroupis...

 

Mongolie-(047)-rencontres au bivouac


Finalement la nuit près des yourtes ne sera pas la meilleure. Les chèvres au petit matin se sont réveillées et approchées un peu plus près. Elles donnent des coups de tête dans la tente, essaient d'attraper la toile pour la mordiller, tirent sur les ficelles et ont même réussi à m'enlever une sardine. Je suis sortie leur faire peur, ai donné des coups de l'intérieur de la tente mais rien n'y fait. Elles s'éloignent comme une volée de moineaux puis reviennent presque aussitôt. Après les chèvres, se fut au tour des vaches de se réveiller. Elles trouvent apparemment très agréable de se frotter aux guidons des vélos et se prennent les pattes dans les fils de nos tentes par la même occasion. Bref entre 5h et 6h30, je n'ai pas dormi...

 

Mongolie-(049)-rencontres au bivouac

 

Tout le coin est passé nous voir ce matin pour regarder le fonctionnement du réchaud. Je suis partie chercher de l'eau avec une voisine et j'ai enfin découvert le puits, un trou recouvert d'un pneu. Si l'eau n'est pas très limpide, en revanche elle est fraîche. Des glaçons flottent et pourtant elle n'est qu'à 3 ou 4 mètres de profondeur. Avec mes 4 bouteilles, je suis un peu ridicule, ma voisine porte, elle, un bidon d'au moins 30 litres sur le dos. Elle me fait répéter des mots et chantonne sur le chemin. En rentrant j'ai compris comment les femmes faisaient pour aller aux toilettes. Elles mettent une grande cape et du coup pas besoin de s'éloigner trop du campement.

 

Mongolie-(048)-rencontres au bivouac

Finalement le dernier col n'était pas trop difficile. En une heure c'était gagné. Ensuite une grande descente de 10 km nous a fait quitter la montagne et rejoindre la plaine. Impressionnant le changement de décor! Nous sommes arrivés sur un terrain complètement plat et désertique. En bas un couple nous a donné des chocolats. Quelques kilomètres plus tard, nous avons retrouvé le goudron qui nous a conduit jusqu'à Ulangom. J'ai essayé d'éviter les sauterelles, de gros insectes énormes avec un long dard qui font un bruit d'hélicoptère quand ils s'envolent. Mais il y en avait des milliers sur la route donc j'ai participé au carnage.

 

 

Mongolie-(053)-étrange sauterelle

 


Nous avons opté pour l'hôtel ce soir, nous avons besoin d'électricité et il n'est pas possible de poser la tente en ville car il n'y a aucun espace vert. L'hôtel est assez pourri mais la courette est agréable et surtout on peut prendre notre douche et faire notre lessive chez le plombier qui habite juste à côté. De quoi repartir propre pour affronter les poussières du centre du pays!

 

 

Mongolie-(052)-col avant descente ulan gom Mongolie-(051)-cavalier du soir

Par parisvladiv
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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 20:46

Nous avons repris la route le 15 juin, il était temps! Nous sommes sortis de la ville sans trop de problème et même si le paysage n'était pas fantastique, ça faisait du bien de pédaler. Mon cerveau s'est remis à fonctionner comme à l'accoutumée: tantôt le vide dans la tête, tantôt des rêves éveillés et l'esquisse de nouveaux projets. Les soucis passés étaient bien loin.

 

kazakhstan- après ayagoz (2)

 

Avant d'atteindre Qapshaguai nous avons essuyé quelques orages et le vent violent me projetait sur le bas-côté à chaque nouvelles rafales. Situé près d'un grand lac, je me l'imaginais bucolique mais la rue principale abrite en réalité une rangée de casinos. C'est assez glauque cette enfilade de bâtiments sans âme. Nous avons finalement atteint l'un des faubourgs de la ville où se pressent des petites maisons sur un terrain sablonneux et nous avons posé nos tentes. Le lendemain le lac se découvre sous un meilleur jour, nous longeons de petites criques qui invitent à la baignade. De jolies villas se dévoilent, on je comprends mieux la suite de casinos de la veille.

 

kazakhstan- après taldyqorghan (0)

 

La route est moins passante à présent. Il faut avancer plus vite si nous voulons prendre notre avion le 24. Nous décidons de faire du stop jusqu'à Taldikorgan. Une voiture s'arrête presque aussitôt. C 'est un couple de quinquagénaires très perturbés par le manque d'essence. Tout d'abord sceptiques sur la possibilité de mettre notre attirail dans leur voiture, ils se révèlent très agréables et plaisantent sur notre voyage. Ils se détendent quand enfin ils trouvent des bidons d'essence au fin fond d'un village. Nous arrivons à Taldikorgan sous une pluie battante mais comme il est encore tôt nous décidons d'attendre la fin de l'averse et de camper à l'extérieur de la ville. La fin de la journée est finalement très ensoleillée, le ciel s'est découvert et nous campons à côté d'une rivière.

 

kazakhstan- après qyslashy

 

J'entends les gouttes sur la tente à mon réveil. Je me rendors aussitôt et quand  je me réveille à nouveau une heure plus tard, la pluie s'est arrêtée. La route est particulièrement belle aujourd'hui. De la steppe fleurie, des montagnes, quelques troupeaux de chevaux. On arrive plus tôt qu'escompté à Qysulagash, on a même failli louper le village car on l'attendait 20 km plus loin! L'eau fraiche nous donne un second souffle pour faire 40 km supplémentaires. Je ne vois pas le temps passer, je contemple la chaîne de montagnes qui vire au guimauve avec la fin du jour. Nous bivouaquons en hauteur dans des herbes. Des effluves odorantes nous titillent le nez dès que nous foulons le sol.

 

kazakhstan-bivouac près de sagabuyen

 

Nous sommes réveillés par des troupeaux qui passent devant nos tentes. Le soleil est féroce et nous nous réfugions à l'ombre d'un talus pour prendre notre petit déjeuner. J'ai l'impression de perdre aussitôt l'eau du thé ingurgité. Il fait de plus en plus sec. Les lèvres se craquèlent. Il me tarde d'atteindre le prochain village pour avoir de l'eau fraîche! Le goudron fond sur la route, il dégouline, on dirait des coulées de pétrole. Ça sent mauvais. Les voitures roulent sur le bas-côté pour éviter de déraper et on leur emboîte le pas dans un nuage de poussière. Ce soir-là on a atteint un village très agréable. Une rue principale bordée d'arbres et de maisons bleues et blanches aux jardins fleuris. A la pompe une femme russe aux ongles multicolores assortis à sa robe qui vit toute seule nous propose de dormir chez elle. Elle a allumé le banya. J'ai rêvé d'une douche toute la journée, je suis aux anges!

 

kazakhstan- à qoylyk chez lubna


J'ai dormi d'un sommeil de plomb sur le tapis du salon. Pas de troupeau ni de soleil brûlant pour me réveiller de bonne heure ce matin. J'émerge lentement dans la pénombre. Loubna est déjà réveillée.

 

La route a changé mais elle est toujours aussi belle, surtout en fin de journée quand la pluie s'abat sur les montagnes. Nous aussi on s'attend à avoir un gros orage car le ciel s'est obscurcit mais rien. Juste une bonne averse. Les éclairs sont restés au loin. Et pourtant les corbeaux énervés ont coassé pendant longtemps, les arbres se sont pliés sous le vent et le bétail a été rentré à la hâte. Nous avons planté la tente en haut d'une petite butte à la sortie du village, l'endroit idéal pour observer les allées et venues des troupeaux et le soleil couchant.

 

kazakhstan- fin de journée à qyslashy (1)

 

Je ne comprends toujours pas les suicides collectifs de corbeaux. A chaque fois ils colonisent quelques arbres où il pullulent dans un vacarme effroyable. Des cadavres jonchent la route, à croire qu'ils ne sont pas capable d'éviter les voitures. Dès 4 heures du matin, le ciel a blanchi à l'horizon et les corbeaux se sont réveillés au dessus de nos tentes. Impossible de dormir. On se croirait dans le film d'Hitchcok. Il n'y a qu'à attendre en espérant que cela cesse et qu'ils aillent s'installer dans d'autres arbres un peu plus loin...

 

kazakhstan- fin de journée à qyslashy (3)


Encore et toujours de la pluie. A l'heure du déjeuner nous sommes arrivés à une intersection. A partir de là, 100 kms sans âme qui vive s'étend devant nous. Comme la pluie n'a pas l'air de vouloir s'arrêter, nous décidons de faire du stop sous un petit abri. Aucune voiture pendant deux heures. Enfin, après plusieurs heures d'attente, un camion s'arrête et nous emmène à Ayagoz. Le type est sympa mais il a la mauvaise habitude de tout jeter par la fenêtre. Voilà pourquoi des paquets de cigarettes et des bouteilles en plastiques jonchent les bas-côtés de la route. Il rigole tout le temps et me tape sur la cuisse dès qu'il veut me dire quelque chose. Il s'énerve contre son président à la vue de la route pleine de trous et peste de plus belle quand son camion s'en prend un. C'est la première fois que je rencontre au Kazakhstan quelqu'un qui critique ouvertement la politique de son pays!

 

kazakhstan- avant qyslashy (1)

 

Ayagoz est une ville glauque à souhait, des immeubles délabrés, des rues poussiéreuses. Malgré tout, tout le monde nous dit bonjour et vient à notre rencontre. L'épicière a même insisté pour nous offrir les courses. Le coin est infesté de moustiques et de petites mouches. Les moustiques piquent à travers les vêtements et font presque la taille de pièce de un euro. Le dîner est vite expédié pour se réfugier sous  la tente car ça devient vite insupportable.

 

kazakhstan- cimetière sur la route d'oskemen


Le lendemain, la route offre plus de visibilité que la veille donc nous faisons du stop en roulant car le temps presse. Autant avancer plutôt que d'attendre au bord de la route. De plus, il y a des villes tous les 40 kms environ et pas de pluie à l'horizon. La route est aussi peu fréquentée qu'hier et il n'y a pas beaucoup de camions. Après deux heures de vélo, un kazakh nous prend en stop. Toujours aussi cool ces routiers! Il est tout sourire, moins exubérant que celui d'hier et veut nous offrir à déjeuner en prétextant que nous sommes ses invités. J'ai finalement réussi à retourner la situation à notre avantage en arguant qu'il est notre bienfaiteur car son camion est un cadeau du ciel dans ces contrées désertes.

 

kazakhstan- avant oskemen (5)

 

A notre demande notre chauffeur nous a arrêté au milieu de nulle part car nous avons encore un jour devant nous pour arriver à Oskemen. Et le paysage est magnifique ici. Une sensation de bout du monde, pas un village sur la route et des montagnes qui pointent fièrement le bout de leur nez au milieu du vert de la steppe. Sans y croire vraiment, on a suivi une piste pour atteindre un village et un lac mais les kms annoncés même multiplié par trois n'ont fait apparaître ni l'un ni l'autre alors nous avons posé la tente près d'un bosquet. J'ai été vérifier après le dîner. Le lac et le village existent. Je les ai découvert de l'autre côté de la montagne. C'était juste une histoire d'appréciation des distances. Mais on a rien perdu car l'endroit où nous sommes est idyllique. En explorant un peu plus les alentours j'ai découvert des jeunes plans de marijuana le lendemain matin. Au Kazakhstan, ça pousse naturellement partout. J'en ai déjà vu sur le bord du trottoir à Almaty.

 

kazakhstan-route d'oskemen - on prend la pause

 

Comme on avait épuisé toutes nos provisions, on a été prendre un petit-déjeuner au bord de la route. On était tellement exotique que la patronne est partie enfiler une robe à la place de son vieux tablier pour poser avec nous devant son restaurant. On avait le vent dans le dos et plutôt de belles descentes mais la pluie nous a rattrapé malgré tout. Depuis le matin nous lorgnions sur le rideau de pluie qui se rapprochait inexorablement. On a laissé passer le gros de l'orage sous un abribus sans âge et on a continué sous le crachin jusqu'à Oskemen. Alex et sa sœur, deux russes nous accueillent ce soir; avec une sacré nouvelle. Il y a eu un incident au béryllium aujourd'hui et il n'est pas trop conseillé de sortir. La sœur d'Alex, m'a fait avaler une poudre blanche qui absorbe soi-disant les substances toxiques. Ça n'a pas l'air d'inquiéter grand monde ici. Il faut dire qu'ils sont habitués à ce genre d'épisode. La ville d'Oskemen est peut-être dans un cadre magnifique mais elle est extrêmement polluée par les usines alentours.

 

kazakhstan- avant oskemen (3)

 

Nous avons été à l'aéroport et fait les courses en prévision de notre départ, toujours sous la pluie. Scotch, carton,  grand sacs. Nous sommes parés pour emballer nos vélos. En fin de journée Alex nous emmène faire une longue balade le long du fleuve et en centre-ville. Nous profitons de notre dernière soirée au Kazakhstan...

kazakhstan-oskemen-coucher de soleil

 

Le 24 juin, départ à 9h de chez Alex car notre avion est à 12h. En une heure nous étions à l'aéroport et le personnel n'était pas encore arrivé. Lors de notre passage en douane, ils ont un peu tiqué sur nos multiples visas kazakh mais on est passé sans problème. Même les vélos n'ont posé aucun soucis. Nous embarquons dans un petit avion d'une cinquantaine de places. A nous la Mongolie!!! 

 

kazakhstan-oskemen-la nuit-copie-1

Par parisvladiv
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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 16:53

                                                             kazakhstan-almaty-en ville (5)

 

 

                                                         Kazakhstan-almaty-ballet nocturne (2)

4 juin, c'est la premiere fois depuis longtemps que je suis seule en ville, je souffle. C'est tendu entre Vincent et moi. J'ai besoin d'un bol d'air, de marcher en ville, d'avancer à mon rythme en prenant des photos. Nous avons eu une grosse dispute hier mais rien n'est resolu, une partie du sac s'est vide seulement. Rien de special à faire ce week-end à part attendre notre prolongation de visa.

 

 

Almaty est une ville à double tranchant. Entouree de montagnes, des parcs aux arbres gigantesques, des pelouses touffues, des parterres de roses. Un cadre idyllique si ce n'est la pollution des voitures. Des 4X4 tous plus gros les uns que les autres, des voitures tunees avec un permis obtenu dans une pochette surprise. Clignotants aleatoires, et vas-y que je te colle, que je te double en te frolant, que j'anticipe les feux. Klaxons enerves du Pajero rutilant, du Land Cruiser dernier modele à qui on fait perdre une demi-seconde ou la joie de demarrer en trombe. Les freins crissent souvent et parfois ca touche! Il faut avoir les yeux derriere la tete. On se sent si innocent face à ces monstres rugissants. Finalement le Texas, c'est peut etre ici!

 

                                                                  Kazakhstan-Almaty-expo dans la rue Arbat (2)

 

J'ai trouve une allee verte aujourd'hui, une enfilade de parcs en centre-ville. Le long des allees, des tilleuls enormes chargees de fleurs odorantes et le parfum sucre des roses pour les accompagner. Des coins ombrages et, sur les bancs ou sur l'herbe, des couples se font la cour, s'enlacent et s'embrassent à pleine bouche. Il y a trop d'amoureux ici... et je suis seule avec moi-meme... Je regarde tomber l'eau des fontaines. Des jeunes filles prennent la pose sous les arbres, en face de l'hotel Kazakhstan, batiment massif de plusieurs dizaines d'etages. Encore un chef d'œuvre de l'ere sovietique surement. Non loin, l'unique piste cyclable de la ville est sur l'avenue Abay, poete kazakh dont la statue trone actuellement au milieu de toles ondulees.

 

 

                                                               Kazakhstan-Almaty-parc de l'université des beaux-arts (3)

 

 

Melange saisissant entre les hauts immeubles, les tours illuminees de publicite des la nuit tombee, les ecrans plasma des boulevards exterieurs et ce centre-ville bucolique. Old square comme on l'appelle ici. Plus de jardins et moins d'immeubles. Des administrations, des theatres, le gros batiment sovietique de l'universite kazakho-britannique, l'universite d'art et son jardin parseme de statues. Je ne me lasse ni de la vue des montagnes, ni du ballet electrique des tours.

 

                                                       Kazakhstan-Almaty-park Gorky(1)

 

9 juin. Ce matin j'ai pris une grande decision. Je veux continuer seule ma route. Je ne suis pas prete à continuer à deux à tout prix. La tension au lieu de baisser est encore monter d'un cran. Trop de frustrations. Trop de non-dits. Et cette extension de visa encore repoussee. Et on me refuse d'en parler. Je me reveille en pleine nuit et mon cerveau n'arrete pas d'y penser. J'ai une boule dans la gorge, un nœud au creux du ventre, je redoute chaque echange de paroles. Je craque.

 

                                                                        Kazakhstan-Almaty-l'hotel Kazakhstan 

 

En rentrant chez Kaidar, chez qui nous habitons actuellement, j'ai commence à trier les affaires. J 'attends qu'il revienne pour lui faire part de ma decision. Il revient. « Il faut qu'on parle ai-je commence ». « Je ne souhaite pas continuer ainsi, je te quitte ». ca fait tres scene de soap americain... electrochoc. Explications. Enfin! Cinq heures de discussion plus tard, j'ai change d'avis, du moins pour l'instant. Le ballon s'est degonfle. La discussion qu'on me refusait a enfin eu lieu. Toucher le fond pour rebondir. Un nouvel elan, je l'espere! Je suis videe mais cette nuit je dors paisiblement. En attendant je pars quelques jours de mon cote. Besoin de recharger les batteries et de changer d'air.

 

 

                                                          Kazakhstan-Almaty-cathedrale orthodoxe Zenkov (1)

 

 

Ces quelques jours seule, j'en ai profite pour visiter le musee national qui retrace l'histoire du Kazakhstan de la prehistoire à nos jours. Le musee d'art contemporain est malheureusement ferme pour renovation mais sa galerie m'a fait decouvrir deux peintres dont les œuvres me touchent. Deux femmes. Gaina Islamova peint des femmes aux tetes penchees, deformees qui expriment beaucoup de douceur et qui evoluent dans un monde onirique colore peuple de poissons volants, de princesses alanguies dans les champs ou chevauchant des animaux etranges tout en se fondant avec le paysage. Gulzamal Tagenova peint quant à elle des femmes multicolores magnifiques. Il pleut tous les jours et mes pas me conduisent invariablement vers la cathedrale orthodoxe bleue qui est triste comme le ciel. Je decouvre de nouveaux jardins. Je rencontre de nouvelles personnes lors d'une soiree couchsurfing dans un pub, des kazakh, des residents etrangers et des gens de passage comme moi. Il doit bien avoir une dizaine de nationalites differentes. Et pour couronner le tout une Laghman party chez une couchsurfeuse ouïghoure qui nous fait decouvrir les secrets de preparation de cette specialite culinaire. J'en ai fait des pates ce soir là! J'ai bien du rouler une centaine de metres.

 

 

 

                                                             kazakhstan-almaty-dans les bains turcs 

 

14 juin, ca y est mon visa sera pret ce soir! En attendant de recuperer mon passeports, j'ai decouvert les bains. Il paraît que ce sont les meilleurs d'Asie Centrale. Je ne me sentais pas le courage d'affronter le chaud du sauna suivi de l'eau glacee et les frictions aux rameaux de bouleaux des bains russes. J'ai opte pour l'option bains turcs plus tranquille. Je me decrasse le corps et l'esprit. Allongee sur le marbre chaud dans une immense salle, je suis seule. Ai-je dormi? Ces deux heures sont passees si vite!

 

Je me sens prete pour un nouveau depart!

 

 

                                                        kazakhstan-almaty-fin de journée (6) 

 

 

 





Par parisvladiv
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 09:20

 

En arrivant à Almaty, les 5000km à vélo viennent d'être franchis... Ma monture a besoin d'une révision mais finalement pas trop de casse: des patins de frein trop lisses, une béquille qui ne tient plus et un compteur qui ne compte plus.

 

 

 

Ce qui va surtout nous occuper c'est la quête des visas russe et mongol. Elle a déjà commencé à Tachkent. Les russes étaient alors d'accord pour nous donner un visa de transit si nous avions notre visa mongol mais nous devions le demander à Almaty car le Kazakhstan est le dernier pays avant la Russie. Le consulat mongol de Tachkent nouvellement ouvert ne délivrait malheureusement pas de visa. Arrivés à Almaty , nous nous rendons donc en premier au Consulat de Mongolie...

 

 

 

Lundi 23/05: Mauvaise pioche! Le consul a l'air de mauvaise humeur et demande à voir notre visa russe ou une lettre du Consulat de France pour nous délivrer notre visa. On le dérange en plein feuilleton et il ne déscotche pas de sa télé. Sa secrétaire fait des allers-retours entre la salle d'attente et son bureau mais lui ne daigne pas nous parler.

 

Le Consulat russe est fermé le lundi donc nous nous rendons au Consulat français pour obtenir la fameuse lettre qui est finalement une simple attestation de protection, mais qui nous a déjà évité des déboires à la douane ouzbek.

 

 

Mardi 24/05:Bien sûr les russes ne veulent pas nous délivrer de visa de transit puisque nous n'avons pas de visa mongol. C'est le serpent qui se mord la queue... L'employé russe regarde dans un gros classeur gris puis me dit qu'en tant que français voyageant à vélo j'ai bien le droit à un visa de transit si le consulat français me délivre une lettre spécifiant notre itinéraire avant et après la Russie. Retour donc au Consulat de France pour faire modifier l'attestation de protection en conséquence.

 

 

Jeudi 26/05 (et oui ni le Consulat russe ni le Consulat mongol ne travaille le mercredi!): Retour au Consulat mongol. Tiens le Consul est aujourd'hui plus avenant et il y a du monde dans la salle d'attente. Il accepte nos demandes de visa et peut même nous les fournir pour le lendemain matin!

 

 

Vendredi 27/05:De retour au Consulat mongol de bon matin, les visas sont prêts! Nous partons directement faire une balade à vélo en montagne au Big Almaty Lake pour nous aérer un peu car aujourd'hui le consulat russe est fermé (si si, il ne travaille pas non plus le vendredi!). Ça grimpe pendant 30 km... petite déception au sommet, pas moyen d'approcher le lac car il sert de réservoir à la ville d'Almaty. Plusieurs policiers font le guet. La vue est quand même très belle. Je serre les fesses en descente et grimace un peu à fond sur mes freins qui ne freinent plus du tout.

 


Mardi 31/05: Nouvelle visite au Consulat russe avec notre visa mongol. Le consul a changé, les règles aussi … C 'est toujours « niet » pour le visa de transit, même avec la lettre du Consulat de France. Je lui ai pourtant expliqué ce que m'a dit son collègue mais rien ni fait, quand c 'est « niet » , c'est « niet ». Il me dit que ce serait OK pour le visa de tourisme, reste plus qu'à tenter le coup!

 

 

 

Jeudi 2/06: Tous les papiers sont prêts pour la demande du visa de tourisme russe: les attestations d'assurance imprimées en couleur, les formulaires, les photos, l'invitation. Le consul regarde mon invitation et me balance à la figure « it is a fake! ». Je rétorque que non, qu'il doit y avoir une erreur car l'agence qui me l'a fourni opère sur la France et est connue. Petite vérification du consul des organismes accrédités et en effet il prononce à demi un mot d'excuse. Il prend bien tout son temps pour tout vérifier et chercher l'erreur. Ça y est, il nous met un tampon pour accord de paiement du visa à la caisse. Je lui demande combien c'est pour le visa en urgence. Il me rétorque que les visa en urgence sont pour les personnes qui ont un visa kazakh de plus de trois mois, en somme pour les gens pas pressés... complètement incohérent... et m'annonce une date de délivrance du visa le 14/06 alors que mon visa se termine le 13/06... Heureusement il y a une vitre en lui et moi car je crois que je lui aurai sauté au cou pour l'étrangler! A ma question pourquoi vous ne me l'avez pas dit la dernière fois? Il me rétorque : « parce que vous ne me l'avez pas demandé! » alors qu'il a trituré nos passeports dans tous les sens. Il n'arrête pas de me dire : « demandez à votre consulat de m'appeler et tout sera réglé . Vous payez des impôts en France, ils doivent vous aider,...  ». le consulat français reste bien sûr sur sa position, pas d'appel, et en plus c'est le jeudi de l'ascension donc tous les bureaux sont fermés. Ce consul a sûrement des dossiesr de visa en attente et il se sert de nous. J'ai l'impression d'être un pauvre pion. J'étouffe de rage.

 


Vendredi 3/06: Une personne du Consulat de France nous aide à trouver une solution car nous sommes dans l'obligation d'étendre notre visa de tourisme kazakh, ce qui est normalement impossible... Ce n'est pas celle qui y est habilitée mais c'est la seule à vouloir nous aider. Il existe un vol par semaine entre Oskemen, au nord-est du Kazakhstan et Bayan olgii, à l'ouest de la Mongolie. Sur les 48 places, il n'en reste plus que 2 disponible pour le 24/06. C 'est la course contre la montre. Nous choisissons de tenter le tout pour le tout et de prendre ces billets car une solution se profile pour notre extension.

 

 

 

Reste plus qu'à attendre...

 

 

 

 

Par parisvladiv
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 19:35

Un  petit coucou de la part de Virginie qui est arrivé à Ulan Gom il y a quelques jours et déjà repartis sur les routes mongoles.

Difficile visiblement de trouver une connexion au top de ce côté de la Mongolie... En fait électricité et internet semblent des denrées rares!

Mais tout va bien après une semaine passée dans les montagnes mongoles avec quelques nuits en yourtes, les premières.

 

Diana

 

 

 

Par parisvladiv
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